La prononciation de l'attestation de foi suffit pour être musulman ? (cheikh ibn baz)

Publié le par abouabdillah al tounsi

Q : Est-ce que prononcer le premier pilier, l’attestation qu’il n’y a pas d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, suffit-elle ou faut-il d’autres choses pour que l’islam d’une personne soit complet ?  




R : Si le non-musulman atteste qu’il n’y a d’autre divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah avec sincérité, conviction, sachant ce que cela signifie, et en la mettant en pratique, il devient ainsi musulman à part entière. Puis, on lui demandera de faire la prière et les autres recommandations de l’islam. C’est pour cela que, lorsque le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, envoya Mu‘âdh au Yémen, il lui dit :

 


« Invite-les à attester qu’il n’y a d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ; s’ils font cela, informe-les qu’Allah leur a enjoint cinq prières de jour et de nuit. S’ils t’obéissent en cela, informe-les qu’Allah leur a ordonné une aumône sur leurs biens qui est prise des riches pour être rendue aux pauvres. »1


Nous remarquons dans ce hadith que, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ne leur a ordonné d’accomplir la prière et de s’acquitter de l’aumône légale, qu’après leur avoir enseigné l’unicité (at-Tawhîd) et la croyance au Messager, prière et salut d’Allah sur lui. Par conséquent, si le mécréant prononce l’attestation, il fait partie des musulmans, et par la suite, on lui ordonnera de faire la prière et les autres recommandations de la religion.


S’il refuse donc de les mettre en pratique, par exemple s’il délaisse la prière, il revient au gouverneur musulman de lui accorder une période durant laquelle il peut se repentir et recommencer à faire la prière ; s’il se repent, il est libre, et sinon, il sera exécuté.


De même, pour les autres obligations de l’islam, il sera traité conformément à la loi islamique.


  • Fatwa de Cheikh Ben Baz,tirée dans « Revue des Recherches Islamiques »

  • Tome n°42 page 141 à 142

__________

1 Al-Bukhârî, chapitre de l’aumône légale (1458) et Muslim, la croyance (19).

 

Publié dans Tawhid (Unicité)

Commenter cet article